The dawn has yet to come...

"Toliko dugo smo bile izgubljene jedne za druge.

Moje ime vam ne znači ništa. Sećanje na mene je prah.

Nije to vaša krivica, niti moja. Lanac koji je pozivao majku i kćer pokidan je, i reč je prešla na čuvanje muškarcima, koji nikako nisu mogli da znaju. Zato sam postala beleška, a moja priča kratki izlet iz dobro poznate povesti moga oca, Jakova, i slavne hronike Josifa, moga brata. U retkim prilikama kada bi me se setili - bila sam žrtva. Negde na početku vaše svete knjige postoji odeljak koji, izgleda, kaže da sam bila silovana, a zatim propoveda krvavu priču o tome kako je moja čast osvećena!"


L'histoire est amusante à lire. Il y a un peu de tout dedans, amour, drame, sang, secrets, respect, violence, etc, etc. Une histoire de femme contée pour les femmes. Bien écrit.

Lecture intéressante... 3/5

Ivkova slava (Stevan Sremac)

le 08/09/2007 ŕ 21h26

"Još dan dva pa će osvaniti lepi Đurđevdan, mladi i lepi proletnji svetac. "Đurđedanak, hajdučki sastanak", tako se peva jer mu se od vajkada naš narod radovao. Nekada mu se radovali hajduci, a danas mu se raduju još mnogo ljudi. Ah, ko mu se sve ne raduje! Raduju mu se momci i devojke, starci i babe. Oni prvi da zaigraju kolo, a ovi drugi da ogreju grbinu. Raduju mu se sluge što će promeniti svoje džandrive gazde, i gazde što će oprostiti svojih lenih i kradljivih slugu; raduju mu se ljudi izešni što će omastiti brke mladom jagnjetinom, i dobri prijatelji radi mnogih slava po kojima će zaredati. I sami Cigani - ovaj sumorni rod - i oni mu se raduju, i možda jož najiskrenije. A i kako ne bi! Nastaju topliji dani, a koliko im tek briga skidaju ovi s vrata! Neće im viže mećava zasipati u čergu, niti će '' gospodin vetar'' šibati uzduž i popreko, od pete do perčina. Izmleće im Cigančići u ono malo skromne toalite svoje i jariće se na toplim zracima đurđevskoga sunca kao gušteri. Tek onda će videti koliko su bogati, jer im neće trebati, izlišna će im biti i čerga kad se opruže ispod zvezdanog neba i zahrču uz cvrkut popaca i zrikavca opljskih. A sem toga će ovoga dana i oni svi, svi bez razlike - pa krstili se ili klanjali - omastiti brke pečenom jagnetinom; zaliće je vinom, zapevati i zaigrati i zasvirati za svoj račun. A kupiće za taj dan jagnje - makar ga i ukrali! I ko se krsti i ko klanja, svaki milet i svaka vera, svi se raduju Đurđevdanu."


 


Une comédie. Ancienne. Bien écrite. Intéressante. Un grand auteur avec un grand livre. Pas long; mais grand. Je le conseille pour ceux qui connaissent les coutumes serbes et aiment rire.

Pas mal. Pas mal du tout... 4/5

Tambour-Babel (Ernest Pépin)

le 08/09/2007 ŕ 21h21

"Prélude

Tambour-Babel... Battements d'étoiles... Oh convoquez une galopade sur le gong de la nuit... Grand convoi du retour vers les dieux d'antan... Un bain de salaisons appelle toutes les langues du monde dans la montée rêche de nos mémoires...

Nous avons comblé le silence de l'Histoires avec des histoires...

Tambour-Babel ! Ce que langue ne peut dire, le tambour le déparle... A la mosaïque des sons apporte ton écot... Ecoute et lâche ton corps ! A la roue libre les bras croisés !"




Je trouve que c'est dur de juger un livre quand il n'y a aucune image sur la couverture. On voit le titre, l'auteur, détails qui (parfois) ne nous intéressent pas. Je m'attendais à un livre banal, parce que je suis une de ces personnes qui vont juger un livre dès qu'ils voient la page couverture. Donner une chance au livre, peu importe l'impression que me donne cette page couverture. Et oui, je lis tous les détails, les épigraphes, dédicaces et ainsi de suite. Quand j'ai ouvert ce livre qui semblait banal j'ai regrété de l'avoir jugé. L'histoire est bien developée, les personnages sont vraisemblables (oui, pour moi tous sont vraisemblables) et j'ai adoré le rythme. J'avais l'impression de vivre la musique. J'ai toujours cru que la musique est une façon de vivre, une langue à parler. Et me voilà lancée dans une lecture où je vivais le rythme de musique.

Pardonnez, je ne veux pas dire que l'histoire conte une chanson, un style de musique. L'histoire conte l'importance de la musique. L'importance des langues. L'importance de l'histoire. De magie. D'honneur. De respect.

J'ai aimé le livre. Beaucoup. Je le recommande à tous.

Pas mal. Pas mal du tout... 4/5

Oran, langue morte (Assia Djebar)

le 18/07/2007 ŕ 00h31

"En ce temps là, chaque jour m'apportait sa nouvelle luisante de suie (par la radio, le journal ou le plus souvent par une voix familière, au téléphone, qui me secouait à l'aube ou quelque fois tard, juste avant la nuit) sa nouvelle de mort : assassinat d'un ami, d'une femme estimée ou admirée, d'un vieux professeur perdu de vue...Egalement annonce d'une mort anonyme - celle d'une étudiante, d'un syndicaliste, ou d'un ancien résistant de la guerre d'hier -, mort survenue dans un lieu traversé la veille, sur un marché fréquenté quotidiennement, une mort en somme si proche qui giclait, en un éclair, ses hideux détails, sa violence invraisemblable... En ce temps-là..."


Extrait tiré de la nouvelle "La fièvre dans des yeux d'enfant"




 


S'il n'y avait pas tant de qns féministes dans les histoires je dirais que ce livre est excellent. Le livre est divisé en deux parties. La première est composée de quatre nouvelles et d'un conte tandis que la deuxième est composée d'un récit et d'une nouvelle. Les histoires traitent de la guerre en Algérie. La mort, la peur, la jalousie, l'adultère, la disparition, l'exil, la langue, la famille, la religion, la violence, l'amour, la guerre. Ce que ce livre raconte ne sont pas des histoires de guerre, mais la VIE dans la guerre et après. Dès la première nouvelle on est trainé dans l'histoire. On n'est plus le lecteur, on est un fantôme qui suit les narrateurs, qui sent l'air algérien et français, qui ressent les histoires tout comme les personnages. On les vit avec eux, et je recommande ce livre rien que pour le plaisir de passer un moment dans ce monde. Si vous n'aimeriez pas lire toutes les histoires, quoi qu'elles soient vos raisons, je vous recommande de lire au moins "La fièvre dans des yeux d'enfant".


Pas mal. Pas mal du tout... 4/5


Wieland (Charles Brodcken Brown)

le 18/07/2007 ŕ 00h09

"I feel a little reluctance in complying with your request. You know not fully the cause of my sorrows. You are a stranger to the depth of my distress. Hence your efforts at consolation must necessarily fail. Yet the tale that I am going to tell is not intended as a claim upon your sympathy. In the midst of my despair, I do not disdain to contribute what little I can to the benefit of mankind. I acknowledge your right to be informed of the events that have lately happened in my family. Make what use of the tale you shall think proper. If it be communicated to the world, it will inculcate the duty of avoiding deceit. It will exemplify the force of early impressions, and show, the immeasurable evils that flow from an erroneous or imperfect discipline."



Quand j'ai entendu que c'est un livre du 18e siècle j'allais me tuer. Quelque chose de bien aurait pu se produire au 18e siècle en anglais? Je le doutais. Eh bien, je dois avoir que ce premier paragraphe m'a bien surpris, et j'avais envie de continuer de lire. Plus j'avançais dans le roman, plus je voulais apprendre ce qui arrivera à la fin. J'étais tiré par les événements qui arrivaient au narrateur; ce bouleversement du monde que le narrateur connaît m'a plu. J'ai trouvé le roman bien écrit. Très bien même. Mystère, stupeur, soulagement, dégoût. Pas dans cet ordre exact, mais à travers la lecture c'est ce que je ressentais. Contente de voir qu'il ya qqch de bien écrit en anglais, je le recommande.

Pas mal. Pas mal du tout... 4/5

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